Arabic Sciences and Philosophy

Research Article

AL-MIKLĀTĪ, A TWELFTH CENTURY AŠʿARITE READER OF AVERROES

Yamina Adouhanea1 c1

a1 École transdisciplinaire “lettres/sciences” de l'ENS 45 rue d'Ulm, 75230 Paris Cedex 05

Abstract

The aim of this article is to present a new witness of Averroes' reception in the Muslim world, in the years that immediately followed his death. Indeed Abū al-Ḥağğāğ al-Miklātī (d. 1237) is an Ašʿarite theologian, who was born in Fez. He is the author of a Quintessence of the Intellects in Response to Philosophers on the Science of Principles in which he aims at refuting the Peripatetic philosophers in their own field, using their own weapons. This article will first attempt to draw the portrait of this atypical theologian. It will then focus on showing that al-Miklātī – although he never mentions his name – is a reader of Averroes and in particular, of his Tahāfut al-Tahāfut, of which he makes various and unexpected uses. A close look at these uses will enable us to better define the nature of al-Miklātī's work. More importantly, this article will try to prove that al-Miklātī provides us with a key passage of Averroes' lost treatise On the Prime Mover. At the heart of the Rushdian criticism of Avicenna's “metaphysical” proof, this passage should throw new light on Averroes' precise understanding of this proof.

Résumé

L'objectif de cet article est de présenter un nouveau témoin de la réception d'Averroès dans le monde musulman, dans les années qui suivirent immédiatement sa mort. En effet, Abū al-Ḥağğāğ al-Miklātī (m. 1237) est un théologien ašʿarite, né à Fès. Il est l'auteur d'une Quintessence des intellects en vue de répondre aux philosophes en matière de science des fondements, où il entreprend de réfuter les philosophes – les Péripatéticiens en premier lieu – sur leur terrain et avec leurs propres armes. Cet article cherchera dans un premier temps à dresser le profil de ce théologien atypique. Il s'attachera ensuite à montrer qu'al-Miklātī – bien qu'il ne mentionne pas une seule fois son nom – est un lecteur d'Averroès et en particulier de son Tahāfut al-Tahāfut, dont il fait des usages variés et inattendus. L'examen de ces usages permettra de mieux définir le statut de l'œuvre d'al-Miklātī. Enfin, et surtout, cet article tentera de prouver qu'al-Miklātī nous fournit un passage clé d'un traité perdu d'Averroès: le Traité sur le Premier Moteur. Au cœur de la critique rushdienne de la preuve “métaphysique” d'Avicenne, ce passage devrait apporter un éclairage nouveau à la compréhension qu'Averroès pouvait avoir de cette preuve.

Correspondence:

c1 Email: adouhane_yamina@yahoo.fr

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