Continuity and Change

Research Article

Spatial construction of European family and household systems: a promising path or a blind alley? An Eastern European perspective

MIKOŁAJ SZOŁTYSEKa1

a1 Laboratory of Historical Demography, Max Planck Institute for Demographic Research.

ABSTRACT

This essay represents an attempt at a re-examination of the Western scientific evidence for the existence of the divergent ‘Eastern European family pattern’. This evidence is challenged by almost entirely unknown contributions of Eastern European scholars, revealing the stark incompatibility of the two discourses. This paper is informed to a large extent by Richard Wall's voluminous research on European household and family systems. Wall's original observation of non-negligible spatial variation within the supposedly homogeneous North-Western European marriage and family pattern is used here as a starting point to show the true diversity of familial organisation in Eastern Europe, which had been placed at the other end of the spectrum of what was long believed to be a dichotomous division in European family systems. The diversity of family forms and the rhythms of their development in historical Eastern Europe presented in this literature should finally free us from a simplistic view of the continent's familial history, and especially from the perspective implied by the notion of a ‘dividing line’.

Construction spatiale des systèmes européens de la famille et du ménage: chemin prometteur ou impasse ? La question vue de l'Est européen

Cet essai a pour ambition de réexaminer les éléments qui ont permis, jusqu'à présent, aux chercheurs occidentaux, de soutenir l'idée qu'il existait un modèle familial spécifique à «l'Europe de l'Est». Lorsque l'on considère les contributions – presque totalement inconnues à l'Ouest – des chercheurs de cette zone de l'Europe, on met en évidence deux discours complètement incompatibles. Cet article a pour point de départ les recherches considérables entreprises par Richard Wall, à Cambridge, sur les systèmes européens de la famille et du ménage en Europe qui ont mis en évidence de considérables variations spatiales au sein de ce que l'on considérait comme un modèle homogène (le modèle européen de mariage et de formation de la famille en Europe du Nord-Ouest). Nous pouvons ainsi montrer la grande diversité des modes d'organisation familiale en Europe de l'Est, dans cette partie du spectre située à l'Est, alors que, jusqu'à nos jours, on ne concevait qu'une division simple, dichotomique, partageant en deux les systèmes familiaux européens, l'Ouest et l'Est. Nous commentons ici nombre de travaux historiques attestant la considérable diversité des formes d'organisation familiale et de leurs rythmes de développement en Europe de l'Est, ce qui finalement nous libère d'un vue simpliste de l'histoire de la famille en Europe, et particulièrement de cette perspective qui prônait l'existence d'une «ligne de séparation» entre deux mondes.

Die räumliche Konstruktion europäischer Familien- und Haushaltssysteme: vielversprechender Weg oder Sackgasse? Eine osteuropäische Perspektive

Dieser Essay stellt einen Versuch dar, die von der westlichen Forschung angeführten Belege für die Existenz eines abweichenden „osteuropäischen Familienmusters“ einer erneuten Bewertung zu unterziehen. Zweifel an der Gültigkeit dieser Belege ergeben sich aus den Beiträgen osteuropäischer Gelehrter, die im Westen fast völlig unbekannt sind und zugleich zeigen, wie sehr sich die beiden Diskurse widersprechen. Der Beitrag stützt sich zum großen Teil auf die umfangreichen Forschungen von R. Wall über europäische Haushalts- und Familiensysteme. Dabei dient Walls ursprüngliche Beobachtung, dass die räumlichen Unterschiede innerhalb des angeblich homogenen nordwesteuropäischen Heirats- und Familienmusters nicht vernachlässigt werden dürfen, als Ausgangspunkt für den Aufweis der tatsächlichen Diversität der Familienorganisation in Osteuropa, die man ans andere Ende des Spektrum der europäischen Familiensysteme platziert hatte, von dem man lange glaubte, es lasse sich als dichotomische Zweiteilung darstellen. Die Unterschiedlichkeit der Familienformen und die Rhythmen ihrer Veränderungen im historischen Osteuropa, die sich aus dieser Literatur ergeben, sollte uns endgültig von einem allzu einfachen Blick auf die Familiengeschichte des Kontinents befreien, vor allem von der Perspektive, die sich aus der Vorstellung einer „Trennlinie“ ergibt.