Africa

Cast-off economics: Africa and the West

‘With a little bit of luck…’ Coping with adjustment in urban Ghana, 1975–90

Lynne Brydon

Abstract

Using largely anecdotal evidence from field notes, the article traces Ghana's formal economic decline through the 1970s. Perceptions of striving for survival and success are sketched out during this overwhelmingly pessimistic period. There follows a description of people's views about survival and ‘the state of play’ in Ghana's economic progress in the late 1980s and early 1990s. These discursive comments are followed by some simple quantitative material about work, the availability of jobs and the structure of the labour market at the time. What becomes obvious, given that Ghanaians are actually continuing their lives much as they have in the past, is that the IMF's and World Bank's policy prescriptions and strategies for the development of manufacturing industry, for attracting the ‘world market factories’ of the multinationals, are not being achieved. Instead, Ghanaians have focused (as they always have) on strategies for networking and getting a break: striking it ‘lucky’, in fact. The relatively newly discovered volatile element in the World Bank's calculations has long been a (if not the) core factor in the plans of many small enterprises. Meanwhile Ghanaians are trying, hoping for some ‘luck’, to survive and even prosper into the next millennium.

Résumé

Cet article, qui s'appuie principalement sur des observations anecdotiques recueillies sur le terrain, retrace le déclin économique du Ghana dans les années 70. Il déciit les perceptions de lutte pour la survie et le succès durant cette période excessivement pessimiste. Il poursuit en décrivant le point de vue de certains sur la notion de survie et l'état du progrès économique du Ghana vers la fin des années 80 et le début des années 90. Ces commentaires discursifs font ensuite place à des données quantitatives simples relatives au travail, à l'accès à l'emploi et à la structure du marché du travail à cette époque. Il en ressort, compte tenu du fait que les Ghanéens continuent à vivre comme dans le passé, que les recommandations et les stratégies politiques du FMI et de la Banque Mondiale en faveur du développement de l'industrie manufacturière, visant à encourager les multinationales à s'implanter, n'ont pas produit les résultats escomptés. Au lieu de cela, les Ghanéens ont favorisé (comme ils l'ont toujours fait) des stratégies basées sur les contacts et la bonne fortune: miser sur la chance en somme. L'élément volatile découvert assez récemment dans les calculs de la Banque Mondiale est depuis longtemps un des facteurs fondamentaux (voire le seul) au sein des projets de nombreuses petites entreprises. Pendant ce temps, les Ghanéens s'efforcent de survivre voire même de prospérer à l'aube du nouveau millénaire, en espérant que la chance va leur sourire.

Lynne Brydon is Senior Lecturer in the Centre of West African Studies, University of Birmingham.