Africa

Research Article

A Form of Polyandry among the Lele of the Kasai1

Mary Tew

Opening Paragraph

The type of village polyandry described in this paper is found among the Lele, and possibly among other peoples, living between the Kwilu and the Kasai in the western Belgian Congo. The Pende, the Bunda, and the Dinga are reported to have a similar custom. There is a government ordinance prohibiting polyandry among these tribes, and I have followed this legal precedent in calling the practice polyandry, for lack of a better title. The Lele call it hohombe, or ngalababola, which means ‘wife of the village’. As the hohombe institution is closely connected with village life and politics, I shall begin by giving an outline of village conditions.

Résumé

UNE FORME DE LA POLYANDRIE PARMI LES LELE DU KASAI

Cet article donne une description d'une institution connue sous le nom de hohombe (l'épouse du village) qui existe parmi les Lele et certains autres peuples de la partie occidentale du Congo Belge. Dans les villages du Lele, l'épouse du village peut être enlevée par force d'un autre village, ou séduite, ou acquise par négotiation à l'amiable, ou elle peut être une réfugiée qui, pour une raison quelconque, s'est enfuie de son village à elle. Elle est tenue en grande estime et, pendant la période de la lune de miel, qui dure six mois ou davantage, elle ne fait aucun travail, mais elle est servie et sa nourriture est pourvue par ses époux en perspective. A la fin de cette période, on lui alloue quelques époux permanents, ou ‘époux de maison’, qui couchent avec elle dans sa hutte, à tour de rôle, et pour lesquels elle fait la cuisine et remplit d'autres devoirs d'épouse. Tout homme du village peut avoir des relations sexuelles avec elle en dehors des limites du village, mais des pénaltiés sévères sont infligées à tout étranger qui empiète sur ce droit. L'enfant de l'épouse du village a un statut spécial, étant considéré comme l'enfant du village. Les petites-filles sont destinées à succéder à leurs grand'mères comme épouses de village. Les sœurs de chefs ont un statut spécial, semblable à celui d'autres épouses de village, mais elles sont assujetties à des restrictions moindres. L'auteur démontre de quelle façon l'institution du hohombe est liée a la constitution politique des Lele, dans laquelle le village est l'élément le plus important. Les rapports entre villages ont, à certains points de vue, plus d'influence que l'état de chef. Certains villages (villages-fréres) sont unis par des liens d'amitié provenant de traditions d'une origine commune; entre d'autres villages, il existe un état d'animosité latent. L'institution du hohombe, dans l'un ou l'autre de ses aspects, se rattache à ces deux situations. En outre, elle est intégrée d'une façon ingénieuse aux idées normales d'inceste, d'adultère et de mariage et les sanctions s'y rattachant.

Mary Tew, Lecturer in Social Anthropology, University of Oxford; has recently completed a field study of matrilineal societies in South-west Belgian Congo, under the auspices of the International African Institute and the Institut pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale.

Footnotes

1 This paper was read at a joint meeting of the International African Institute and the Royal Anthropological Institute at University College, London, on 13 June, 1950.