Dialogue

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Hypocrisy After Aristotle*

Béla Szabadosa1 and Eldon Soifera1

a1 University of Regina

Résumé

Cet article examine diverses façons d'exploiter l'éthique aristotélicienne pour rendre compte philosophiquement de l'hypocrisie. Aristote lui-même n'apas dit grand chose d'explicite à ce sujet, mais nous nous employons à identifier et à scruter les passages qui sont les plus pertinents pour un traitement distinctif de l'hypocrisie, élucidant en cours de route un certain nombre de confusions à propos d'Aristote. Nous envisageons divers domaines d'émotion et d'action qui pourraient fournir un lieu propre au vice de l'hypocrisie, ceux en particulier de l'engagement personnel, du souci à l'égard des opinions d'autrui, et de la sincérité. Nous concluons de cet examen que la doctrine du juste milieu ne fournit pas une explication satisfaisante de l'hypocrisie. Nous proposons alors que si un système moral comme celui d' Aristote doit rendre compte de la moralité dans son entièreté, il lui faut trouver place pour des phénomènes qui excèdent les limites de la doctrine du juste milieu. L'hypocrisie, selon nous, appartient précisément à cette famille de phénomènes. Finalement, nous esquissons une approche de l'hypocrisie qui fait usage d'éléments aristotéliciens, mais sans pour autant s'y confiner.

Footnotes

* Thanks are due to Janet Sisson, Eugene Bertoldi, Kenneth McGovern, and our anonymous referees, whose comments helped us to mould this final product. We are especially grateful to Peter Loptson for his remarks and patience.