Dialogue

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Robin George Collingwood on Eternal Philosophical Problems

Guido Vanheeswijcka1

a1 University of Antwerp and Louvain

RÉSUMÉ

R. G. Collingwood a-t-il rejeté, après 1933, l'existence de problèmes éternels en philosophie? En me référant à son œuvre complète (aux manuscrits comme aux écrits publiés), je voudrais montrer que cette question doit recevoir une réponse négative. J'essaie d'expliquer, d'abord, pourquoi Collingwood recourt, dans An Autobiography et An Essay on Metaphysics, à une terminologie un peu curieuse et même parfois trompeuse, qui a donné prise à l'interprétation selon laquelle le dernier Collingwood répudiait l'existence de problèmes éternels en philosophie. Deuxièmement, mon intention est de rendre manifeste que pour Collingwood—qui se considérait lui-même, au milieu des années trente, comme un «idéaliste objectif»—les questions philosophiques sont à la fois historiques et éternelles.