Canadian Journal of Political Science

Research Article

Preston Manning and the Politics of Postmodernism in Canada*

Richard Sigurdsona1

a1 University College of the Cariboo

Abstract

Since his rise to national importance in Canada, commentators have been trying to make sense of Preston Manning and his Reform party. For the most part, however, such commentary has refused to see his political thinking as new at all, but instead regards it as a throwback to previous examples of western-based political protest movements. Yet Manning should be regarded as a postmodern conservative. His politics are a response to the process of postmodernization that has characterized Canada in recent years. This article traces the rise of postmodern politics in the Western world; examines the specifically Canadian manifestation of this process; discusses the Reform party in the context of the cultural tension driving Canada's recent political debates; and concludes with a commentary on Manning's contribution to the fragmentation of Canada's traditional party system.

Résumé

Depuis que le Reform Party a fait son entré sur la scène politique canadienne, les commentateurs politiques essaient de comprendre aussi bien Preston Manning que son parti. Dans une très large mesure, toutefois, ces commentateurs ont refusé de considérer sa pensée politique comme étant nouvelle, en insistant plus sur le fait qu'elle constituait un nouvel exemple de l'émergence de mouvements de protestations politiques ayant émané de l'Ouest canadien. Cependant, on devrait voir en Manning un conservateur post-moderne dont les idées tentent de répondre au processus post-moderne qui a caractérisé le Canada au cours des dernières années. Cet article retrace l'émergence de la pensée post-moderne dans le monde occidental et se penche sur les manifestations spécifiques de ce phénomène au Canada. L'article situe les positions du Reform Party dans le contexte général de tension culturelle qui marque le débat politique au Canada. Enfin, en guise de conclusion, nous commentons la façon dont Manning à contribué à la fragmentation des partis politiques traditionnels au Canada.

Footnotes

* Earlier versions of this article were delivered at the UBG/UCC Lecture Series in the Humanities and Social Sciences, Kamloops, 1993, and at the annual meeting of the Canadian Political Science Association, Ottawa, 1993. The author would like to thank Ed Andrew, David Smith and the anonymous readers for this JOURNAL for helpful comments on earlier drafts.

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