Continuity and Change

Research Article

Factor markets in Nieboer conditions: pre-colonial West Africa, c.1500–c.1900

GARETH AUSTINa1

a1 Department of Economic History, London School of Economics and Political Science.

ABSTRACT

This article reviews the history of factor markets in pre-colonial West Africa, both during and after the Atlantic slave trade. The forms and volume of these markets strongly reflected the natural and technological environment, and a horizontally and vertically uneven distribution of coercive and purchasing power. The general abundance of land and absence of economies of scale in production militated against contracting for land and free labour. Hence the most widespread and large-scale factor market was in slaves. Capital and credit were transacted mostly within networks of trust and/or on the security of human pawns. With considerable social costs, variously reinforced and restricted by states, pawning and (especially) the intra-West-African slave trade channelled labour into the production of commodities for sale, contributing to the nineteenth-century growth of certain coastal and interior economies. It was only in the latter era that land rights began to be commercialized. This was not a response to a general shift in factor ratios, but rather to demand for specific kinds of land in specific places, stimulated by the growth of export markets for agricultural commodities.

Les marchés de facteurs de production selon l'hypothèse de Nieboer: l'Afrique de l'Ouest précoloniale du 15e au 19e siècle

L'article réexamine l'histoire des marchés de facteurs de production dans l'Afrique occidentale d'avant la colonisation, aussi bien lors du trafic d'esclaves que plus tard. Les formes et le volume de ces types de marchés ont reflété l'environnement naturel et technologique ainsi qu'une distribution inégale, aussi bien verticale qu'horizontale, d'un pouvoir d'achat coercitif. L'abondance des terres disponibles, l'absence d'économies productives de grande échelle étaient autant de raisons de ne pas passer des contrats pour l'utilisation de terres ou du travail humain. Aussi le marché des esclaves était-il le marché de facteurs de production le plus répandu et le plus fort. Les transactions en capitaux, en crédits, passaient le plus souvent par des réseaux de confiance et/ou reposaient sur la sécurité qu'offraient des gages humains. Avec des coÛts sociaux considérables, restreints ou renforcés selon les états, ces mises en gage et (et surtout) le trafic d'esclaves à l'intérieur même de l'Afrique de l'Ouest orientèrent le travail vers la production de marchandises à vendre, ce qui contribua à la croissance de certaines économies de la côte ou de l'intérieur au 19e siècle. C'est seulement plus tard que l'on commença à commercialiser des droits fonciers. Ce n'était d'ailleurs pas une réponse à un ébranlement généralisé des ratios de facteurs de production, mais cela correspondit plus simplement à une demande spécifique de certains terrains en des lieux bien déterminés, demande stimulée par la croissance de l'exportation de denrées agricoles.

Faktormärkte in Nieboer: das präkoloniale Westafrika, ca. 1500–ca. 1900

Dieser Beitrag wirft einen neuen Blick auf die Geschichte der Faktormärkte im präkolonialen Westafrika sowohl vor als auch nach dem atlantischen Sklavenhandel. Formen und Umfang dieser Märkte spiegelten sowohl naturräumliche und technologische Bedingungen als auch eine horizontal und vertikal ungleichmäßige Verteilung von Zwangsmitteln und Kaufkraft wider. Boden in Hülle und Fülle und fehlende Großproduktion wirkten gegen vertragliche Geschäfte mit Boden und freien Arbeitskräften. Daher wurde der Sklavenmarkt zum ausgedehntesten und umfänglichsten Faktormarkt. Der Austausch von Kapital und Kredit erfolgte hauptsächlich über Vertauensnetzwerke und/oder über menschliche Pfandgüter. Dadurch und insbesondere durch den inner-westafrikanischen Sklavenhandel – beides verursachte beträchliche soziale Kosten, zusätzlich von staatlicher Seite teils verschärft, teils eingeschränkt – wurden Arbeitskräfte in die Massenproduktion gedrängt, was im 19. Jahrhundert zum Wachstum bestimmter Küsten- und Inlandswitschaften fürhte. Erst in dieser letzten Phase wurden Bodenrechte langsam kommerzialisiert, jedoch nicht als Antwort auf veränderte Faktorproportionen, sondern auf Grund der Nachfrage nach spezifischen Bodentypen an spezifischen Standorten, die durch wachsende Exportmärkte für landwirtschaftliche Produkte ausgelöst wurde.