Arabic Sciences and Philosophy

Research Article

Mineralogy, Botany and Zoology in Medieval Hebrew Encyclopaedias

“Descriptive” and “theoretical” approaches to Arabic sources

Mauro Zontaa1

a1 Dipartimento di Filosofia, Storia della filosofia medievale, Università degli studi di Pavia, Strada Nuova 65, 21100 Pavia, Italy

Abstract

There are three principal philosophical-scientific encyclopaedias written in Hebrew during the Middle Ages: Yehudah ha-Cohen's Midrash ha-xs1E24okmah (1245–1247), Shem Tov ibn Falaquera's De'ot ha-Filosofim (ca. 1270) and Gershon ben Shlomoh's Sha'ar ha-Shamayin (end of the 13th century). All three include detailed treatments of zoology, and the last two of botany and mineralogy as well. The principal feature of their treatments is their “theoretical” – not merely “descriptive” – approach: these encyclopaedias do not contain only lists of stones, plants and animals (such as other Arabic and Latin Medieval encyclopaedias), but also attempts at systematization and philosophical arrangement of the various available theories in the fields of mineralogy, botany and zoology qua sciences. An examination of the doctrines and the sources of these texts shows that, while the treatment of zoology relies upon Aristotle's zoological works and, above all, their Compendia by Averroes, the treatment of mineralogy and botany reflects the non-Aristotelian theories of the Brethren of Purity (Ixs1E2Bwān al-xs1E62afā'), rather than such texts as pseudo-Aristotle's De lapidibus and Nicolaus Damascenus' De plantis. In particular, Falaquera's encyclopaedia represents the most convincing effort to provide a truly scientific discussion of mineralogy and botany, comparable to that of his contemporary Albert the Great, and based upon the Brethren, Avicenna and, maybe, some lost works by Averroes.

Abstract

Parmi les encyclopédies philosophiques et scientifiques écrites en hébreu au moyen âge, les trois principales sont le Midrash ha-xs1E24okmah de Yehudah ha-Cohen (1245–1247), les De'ot ha-Filosofim de Shem Tov ibn Falaquera (ca. 1270) et le Sha'ar ha-Shamayim de Gershom ben Shlomoh (fin du XIIIe siècle). Elles comprennent toutes un développement détaillé sur la zoologie ainsi que, pour les deux dernières, sur la botanique et la minéralogie. Leur principale caractéristique réside dans leur approche “spéculative,” et non simplement “descriptive” de leur objet: ces encyclopédies ne se bornent pas à des listes de pierres, de plantes et d'animaux (comme d'autres encyclopédies arabes et latines médiévales), mais comportent aussi un essai de systématisation et de discussion philosophique des diverses théories débattues à cette époque dans le domaine de la minéralogie, de la botanique et de la zoologie prises en tant que sciences. L'analyse des doctrines et des sources de ces ouvrages permet de démontrer que, si le développement de la zoologie s'appuie sur les écrits zoologiques d'Aristote et surtout sur les Résumés qu'en avait donnés Averroès, le développement de la minéralogie et de la botanique reflète les théories non-aristotéliciennes des Frères de la Pureté (Ixs1E2Bwān al-xs1E62afā'), plutôt que des ouvrages comme le De lapidibus du pseudo-Aristote ou le De plantis de Nicolas de Damas. L'encyclopédie de Falaquera, en particulier, qui représente l'effort le plus notable pour discuter de manière véritablement scientifique de la minéralogie et de la botanique – effort comparable à celui qu'on décèle chez son contemporain Albert le Grand – est fondée sur les Frères de la Pureté, sur Avicenne et, peut-être, sur des ouvrages perdus d'Averroès.

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